Miss Night's Marbles

Musings, mumbles, marvels, and sometimes mockery, live from kindergarten.

Because you asked: Ways to help THAT kid

Oh, my friends. I don’t think anything has ever been more daunting than writing a follow-up post to THAT kid. I never, ever, in a million years, dreamed of the response to that piece, and I’m still trying to figure out how I go back to writing about my dog

This is not the kind of post I would ever usually write, but I’ve had many comments and e-mails in the last few weeks, asking how you can help me, help THAT kid, help kids in general. I am speechless at your generosity and sincere desire to make a difference for children. So, folks, here are some options: the causes that are closest to my heart, and that, to me, make a real difference in children’s lives, every day.

THAT kid: How you can help

THAT kid: How you can help

Charitable Donations

Coppercreek Camp Memorial Scholarship Fund

Click the logo to visit the donation page.

Many of you know that for many years, I worked at Coppercreek Camp, a family-owned sleepaway camp in northeastern California. While it is not a camp specific to THAT kid, it is a place where THOSE kids typically do very well; many of our most “rockstar” campers and teen leaders were in fact THAT kid when they were home and at school. Camp is where I first fell in love with working with THOSE kids. Coppercreek offers a scholarship fund, designated for local children who would benefit from the camp experience.  I would be so honoured if you would consider donating to that fund. You can find more information here.

Kids Help Phone Walk So Kids Can Talk

Ever since the tragedy at Sandy Hook, I have participated in the annual  BMO Walk So Kids Can Talk: a 5km walk to raise funds for Kids Help Phone. Kids Help Phone is a 24-hour crisis phone line, available to children and youth who need help coping with everything from friendship issues to sexual abuse. It is staffed entirely by trained volunteers, and relies heavily on donations to maintain its services. My fundraising page is here. (Note that, while this is the page for last spring’s walk, you can still make donations. I will update the link as soon as the 2015 event is finalized.)

 

Amazon Affiliate Links

Some of you have also asked how you can help ME, and contribute to my ongoing professional growth and development, as well as to the continuation of THAT kid’s message. Let me first say that your generosity leaves me nearly speechless. How do I possibly respond appropriately? To that end, I have created an Amazon Affiliate account for both Canadian and US Amazon shoppers. It’s really easy: just use one of the links below (or any of the Amazon links on my site) to click through to Amazon, and a small percentage of ANY purchase you make will be added to my account. The funds I raise through Amazon Affiliates will be evenly split between donations to the two charities described above, and my own professional growth endeavours, and I will provide regular updates about the disbursement of the funds.

To shop at Amazon.com, click the banner blow:

To shop at Amazon Canada, click the banner below:

My friends, from the bottom of my overflowing heart: thank you. I am so nervous about posting this, because truly, I am not expecting ANYTHING from you. But, if one of the results of going viral is that more of you might help more kids get programs and support they need, I’m willing to take the risk of you thinking me a sell-out.

I’ll take the risk for THOSE kids, for THESE kids, for OUR kids.

So much love;

Amy

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Un gamin de ce genre… (THAT kid, en français…)

I am so delighted to be able to post this beautiful translation of my “Dear Parent: About THAT kid” letter. Heartfelt thanks to Stéphane Auberval, a French student, living in the UK, who voluntarily did the translation. He has captured not only the content, but also the tone and spirit, of my original letter, and I remain eternally grateful. Although I am bilingual, myself, I don’t think I could have done as marvellous a job.

Je suis énormément heureuse de vous présenter la traduction française de ma lettre originale: “Dear Parent, About THAT kid…” Mes plus grands remerciements à Stéphane Auberval, un étudiant français, présentement au Royaume Unis,  qui s’est porté bénévole à faire la traduction. Il a réussi à capter non seulement le contenu, mais aussi le ton et l’esprit, de mon texte originale. J’en suis éternellement reconnaissante. Même en étant bilingue, moi-même, je n’aurais jamais pu faire une traduction aussi merveilleuse.

Et, voila:

Cher parent,

Je sais. Vous vous faites du souci. Chaque jour, votre enfant rentre à la maison en vous racontant les dernières prouesses du p’tit Kevin ou de la p’tit’ Tatiana. Kevin ou Tatiana, c’est le gamin ou la gamine qui est du genre à frapper les autres enfants, à les bousculer, les pincer, les griffer tout le temps, voire peut-être les mordre. C’est celui ou celle qui doit tout le temps me tenir la main dans le hall d’entrée. Celui ou celle qui a sa place près du prof sur le tapis et qui parfois s’assied sur une chaise au fond de la classe plutôt que par terre avec tout le monde. Celui ou celle à qui on a interdit certains jouets, surtout les briques de construction car elles ne sont pas censées être utilisées comme projectiles. Celui ou celle qui a escaladé la clôture de la cour de récré alors même que je lui demandais d’arrêter. Celui ou celle qui a jeté le lait de son camarade de classe par terre dans un accès de colère. Exprès. Devant moi. Et puis, quand je lui ai demandé de nettoyer, a vidé le distributeur de serviettes en papier dans son INTÉGRALITÉ. Exprès. Devant moi. Celui ou celle qui a lâché le VRAI DE VRAI gros mot en P- en cours d’EPS.

Vous vous demandez si le p’tit Kevin ou la p’tit’ Tatiana n’est pas en train de nuire à l’apprentissage de votre enfant. Vous vous demandez s’il ou elle n’accapare pas trop mon temps et mon énergie, et si votre enfant n’en fera pas les frais. Vous vous demandez si un de ces jours il ou elle finira par envoyer quelqu’un à l’hôpital. Vous vous demandez si ce quelqu’un pourrait bien être votre enfant. Vous vous demandez si votre enfant ne va pas finir par recourir à la violence pour obtenir ce qu’il veut. Vous vous demandez si les résultats scolaires de votre enfant ne vont pas souffrir du fait que je n’ai pas remarqué qu’il a du mal à tenir son crayon. Je sais bien.

Mais cette année, dans ma classe, et à ce stade, votre enfant, bien au contraire de Kevin ou Tatiana, est loin d’être un gamin de ce genre. Votre enfant n’est certes pas parfait, mais en général il suit les règles. Il est capable de partager les jouets de manière pacifique. Il ne jette pas son dévolu sur le mobilier scolaire. Il lève la main pour demander la parole. Il fait son travail pendant les heures de classe, et attend sagement la récré pour jouer. On peut lui faire confiance : quand il va aux toilettes, c’est vraiment pour aller aux toilettes. Et les seuls gros mots qu’il connaisse en S ou en C sont « stupide » et « crotte ».

Je sais bien, et ça m’inquiète moi aussi, que Kevin et Tatiana soient des gamins de ce genre.

Car, voyez vous, moi aussi je me fais du souci. Tout le temps. Et pour TOUS mes élèves. Pour votre enfant par exemple, quand il tient mal son crayon, ou pour cet autre enfant qui en lecture n’arrive toujours pas à décoder le son que fait telle ou telle lettre, ou encore pour la petite, haute comme trois pommes, qui est incroyablement timide, ou encore pour cet autre enfant dont la boîte repas n’est jamais bien remplie. Je me fais du souci pour Jonathan, dont le manteau n’est pas assez chaud, ainsi que pour Melissa qui se fait hurler dessus par son papa parce qu’elle écrit la lettre d à l’envers. Je passe mes journées entières à me faire du souci, un souci qui me ronge, à l’école, à la maison, en voiture, et même jusque sous la douche.

Mais je sais, vous n’avez qu’une seule envie, c’est de me parler de Kevin et de Tatiana. Parce que les d qui ressemblent à des b chez Melissa, ça risque pas de causer un œil au beurre noir à votre enfant.

Moi aussi je voudrais bien vous parler de Kevin ou de Tatiana, mais il y a tellement de choses que je n’ai pas le droit de vous dire.

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’elle a été adoptée dans un orphelinat à l’âge de 18 mois.

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’il suit un régime alimentaire strict dû à une suspicion d’allergie alimentaire, et que par conséquent il a faim CON-STAM-MENT.

Je n’ai pas le droit de vous dire que ses parents sont en plein milieu d’un divorce à la Kramer contre Kramer, et qu’elle a été placée chez Mamie en attendant.

Je n’ai pas le droit de vous dire que ladite Mamie est portée sur la bouteille, j’en ai bien peur…

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’en raison de son asthme, Kevin doit prendre un inhalateur dont l’un des agents actifs a pour effet secondaire de le rendre hyperactif.

Je n’ai pas le droit de vous dire que sa maman est mère célibataire, et que donc elle dépose la petite au périscolaire dès qu’ils ouvrent, et qu’elle peine à arriver avant l’heure de fermeture, sans compter le trajet entre la maison et l’école, qui dure 40 minutes et qui fait que les nuits de Tatiana sont plus courtes que celles de la plupart des adultes.

Je n’ai pas le droit de vous dire que Kevin a été témoin de violences conjugales.

« Pas de problème, » vous entends-je déjà dire. Vous comprenez parfaitement que je ne sois pas autorisé à partager toutes ces informations puisque confidentielles. Mais vous vous demandez quand même pourquoi je ne mets pas les BOUCHÉES DOUBLES pour faire en sorte que Kevin et Tatiana se tiennent à carreau.

Je voudrais bien tout vous expliquer. Mais je n’ai pas le droit.

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’elle reçoit des cours d’orthophonie, que son dernier bilan a montré un retard de langage sévère, et que la thérapeute pense que son agressivité est liée à la frustration de ne pas savoir s’exprimer.

Je n’ai pas le droit de vous dire que je reçois ses parents régulièrement, TOUTES les semaines en fait, et que le couple finit en larmes à la plupart de nos réunions.

Je n’ai pas le droit de vous dire que Tatiana et moi avons établi un code secret dont elle se sert pour me faire comprendre qu’elle a besoin de s’isoler un moment.

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’à la récré il demande souvent la permission de venir sur mes genoux pour que je lui fasse un câlin parce que « ça me fait du bien d’entendre ton cœur, maîtresse. »

Je n’ai pas le droit de vous dire que j’ai méticuleusement répertorié chacun de ses épisodes agressifs sur les 3 derniers mois, et qu’elle est passée d’une moyenne de 5 incidents par jour à 5 par semaine.

Je n’ai pas le droit de vous dire que la secrétaire de l’école a accepté que je lui envoie Kevin dans son bureau pour « prêter main forte » quand il a besoin de changer d’air.

Je n’ai pas le droit de vous dire que je me suis levé(e) en plein conseil d’école, des larmes plein les yeux, IMPLORANT mes collègues de suivre Tatiana de très près et d’être indulgents avec elle, même quand ça les enrage qu’elle vienne tout juste de frapper un élève, POUR LA N-IÈME FOIS, et JUSTE SOUS LE NEZ D’UN COLLÈGUE, en plus.

Le truc, c’est qu’il y a TELLEMENT de choses que je n’ai pas le droit de vous dire à propos de Kevin et de Tatiana. Et je n’ai même pas le droit de vous parler de ce qui va bien non plus !

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’il est en charge d’arroser les plantes de la classe, et que lorsqu’on a perdu l’une de ces plantes pendant les vacances de Noël il a fondu en larmes.

Je n’ai pas le droit de vous raconter comme elle dit au revoir à sa petite sœur tous les matins en lui faisant un gros bisou et en lui chuchotant à l’oreille : « Tu es mon ange de lumière » avant que Maman ne reparte avec la poussette.

Je n’ai pas le droit de vous dire que ses connaissances sur certains phénomènes climatiques feraient pâlir de jalousie la plupart des présentateurs météo.

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’elle me propose souvent de l’aide pour tailler les crayons alors que c’est l’heure de la récré.

Je n’ai pas le droit de vous dire qu’elle caresse les cheveux de sa meilleure amie pendant la sieste.

Je n’ai pas le droit de vous dire que quand un de ses petits camarades se met à pleurer, il se précipite dans le coffre à jouets pour aller lui chercher sa peluche préférée.

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Le truc, cher parent, c’est que je n’ai le droit de vous parler que de votre enfant à VOUS.

Du coup, ce que j’ai bel et bien le droit de vous dire, c’est que…

Dans l’éventualité où votre enfant à vous deviendrait un gamin de ce genre, je peux vous garantir que…

Je ne partagerai pas vos données confidentielles avec d’autres parents d’élève.

Je communiquerai avec vous avec régularité, avec clarté et avec courtoisie

Je m’assurerai qu’il y aura des mouchoirs à portée de main à tous nos rendez-vous, et si vous m’autorisez, je vous tiendrai la main quand vous pleurerez.

Je défendrai les intérêts de votre enfant et de votre famille afin que vous receviez les services des plus fins professionnels de l’éducation, et je travaillerai avec eux dans la plus étroite collaboration possible.

Je m’assurerai que les carences affectives de votre enfant soient comblées voire dépassées au moment où il en aura le plus besoin.

Je me ferai la voix de votre enfant au sein de notre communauté scolaire.

Je continuerai, coûte que coûte, à chercher, et à trouver, tout ce qu’il y a de bon, d’incroyable, d’unique et de formidable chez votre enfant.

Je lui rappellerai, sans relâche, à lui mais à vous aussi, toutes ces bonnes choses, tous ces talents, toutes ces merveilles dont il est capable.

Et quand un autre parent viendra me voir, en s’inquiétant par rapport à votre enfant à VOUS…

Je lui raconterai toute cette histoire inlassablement. Depuis le début.

Chaleureuses salutations, pleines d’empathie.

Prof

 

Si vous voulez partager cette lettre, je vous demande gentillement de respecter les consignes suivantes:

  • Vous êtes le bienvenue de partager le lien à la lettre ou à cette traduction, comme vous voulez.
  • Vous êtes le bienvenue d’afficher jusqu’à 200 mots de cette lettre sur votre propre site ou blog, avec un lien à la lettre complète (originale ou traduction).
  • Si vous voulez copier la lettre (originale ou traduction) au complet, je vous demande SVP de me contacter pour la permission.
  • Si vous voulez reproduire la lettre (originale ou traduction) dans un journal, une revue, ou autre communication écrite, je vous demande de me contacter pour en discuter.
  • Si vous voulez faire d’autres traductions de la lettre, je vous demande de me contacter pour en discuter.

 

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Dear Parent: About THAT kid…

Dear Parent:

I know. You’re worried. Every day, your child comes home with a story about THAT kid. The one who is always hitting shoving pinching scratching maybe even biting other children. The one who always has to hold my hand in the hallway. The one who has a special spot at the carpet, and sometimes sits on a chair rather than the floor. The one who had to leave the block centre because blocks are not for throwing. The one who climbed over the playground fence right exactly as I was telling her to stop. The one who poured his neighbour’s milk onto the floor in a fit of anger. On purpose. While I was watching.  And then, when I asked him to clean it up, emptied the ENTIRE paper towel dispenser. On purpose. While I was watching. The one who dropped the REAL ACTUAL F-word in gym class.

You’re worried that THAT child is detracting from your child’s learning experience. You’re worried that he takes up too much of my time and energy, and that your child won’t get his fair share. You’re worried that she is really going to hurt someone some day. You’re worried that “someone” might be your child. You’re worried that your child is going to start using aggression to get what she wants. You’re worried your child is going to fall behind academically because I might not notice that he is struggling to hold a pencil. I know.

Your child, this year, in this classroom, at this age, is not THAT child. Your child is not perfect, but she generally follows rules. He is able to share toys peaceably. She does not throw furniture. He raises his hand to speak. She works when it is time to work, and  plays when it is time to play. He can be trusted to go straight to the bathroom and straight back again with no shenanigans. She thinks that the S-word is “stupid” and the C-word is “crap.” I know.

I know, and I am worried, too.

You see, I worry all the time. About ALL of them. I worry about your child’s pencil grip, and another child’s letter sounds, and that little tiny one’s shyness, and that other one’s chronically empty lunchbox. I worry that Gavin’s coat is not warm enough, and that Talitha’s dad yells at her for printing the letter B backwards. Most of my car rides and showers are consumed with the worrying.

But I know, you want to talk about THAT child. Because Talitha’s backward Bs are not going to give your child a black eye.

I want to talk about THAT child, too, but there are so many things I can’t tell you.

I can’t tell you that she was adopted from an orphanage at 18 months.

I can’t tell you that he is on an elimination diet for possible food allergies, and that he is therefore hungry ALL. THE. TIME.

I can’t tell you that her parents are in the middle of a horrendous divorce, and she has been staying with her grandma.

I can’t tell you that I’m starting to worry that grandma drinks…

I can’t tell you that his asthma medication makes him agitated.

I can’t tell you that her mom is a single parent, and so she (the child) is at school from the moment before-care opens, until the moment after-care closes, and then the drive between home and school takes 40 minutes, and so she (the child) is getting less sleep than most adults.

I can’ tell you that he has been a witness to domestic violence.

That’s okay, you say. You understand I can’t share personal or family information. You just want to know what I am DOING about That Child’s behaviour.

I would love to tell you. But I can’t.

I can’t tell you that she receives speech-language services, that an assessment showed a severe language delay, and that the therapist feels the aggression is linked to frustration about being unable to communicate.

I can’t tell you that I meet with his parents EVERY week, and that both of them usually cry at those meetings.

I can’t tell you that the child and I have a secret hand signal to tell me when she needs to sit by herself for a while.

I can’t tell you that he spends rest time curled in my lap because “it makes me feel better to hear your heart, Teacher.”

I can’t tell you that I have been meticulously tracking her aggressive incidents for 3 months, and that she has dropped from 5 incidents a day, to 5 incidents a week.

I can’t tell you that the school secretary has agreed that I can send him to the office to “help” when I can tell he needs a change of scenery.

I can’t tell you that I have stood up in a staff meeting and, with tears in my eyes, BEGGED my colleagues to keep an extra close eye on her, to be kind to her even when they are frustrated that she just punched someone AGAIN, and this time, RIGHT IN FRONT OF A TEACHER.

The thing is, there are SO MANY THINGS I can’t tell you about That Child. I can’t even tell you the good stuff.

I can’t tell you that his classroom job is to water the plants, and that he cried with heartbreak when one of the plants died over winter break.

I can’t tell you that she kisses her baby sister goodbye every morning, and whispers “You are my sunshine” before mom pushes the stroller away.

I can’t tell you that he knows more about thunderstorms than most meteorologists.

I can’t tell you that she often asks to help sharpen the pencils during playtime.

I can’t tell you that she strokes her best friend’s hair at rest time.

I can’t tell you that when a classmate is crying, he rushes over with his favourite stuffy from the story corner.

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The thing is, dear parent, that I can only talk to you about YOUR child. So, what I can tell you is this:

If ever, at any point, YOUR child, or any of your children, becomes THAT child…

I will not share your personal family business with other parents in the classroom.

I will communicate with you frequently, clearly, and kindly.

I will make sure there are tissues nearby at all our meetings, and if you let me, I will hold your hand when you cry.

I will advocate for your child and family to receive the highest quality of specialist services, and I will cooperate with those professionals to the fullest possible extent.

I will make sure your child gets extra love and affection when she needs it most.

I will be a voice for your child in our school community.

I will, no matter what happens, continue to look for, and to find, the good, amazing, special, and wonderful things about your child.

I will remind him and YOU of those good amazing special wonderful things, over and over again.

And when another parent comes to me, with concerns about YOUR child…

I will tell them all of this, all over again.

 

With so much love;

Teacher.

Update, November 24, 2014: Many of you have contacted me, asking for ways to help THAT kid, or to help spread this message. With enormous gratitude, my latest post describes some ways you can help.

Update, Nov 21, 2014 – Due to the overwhelming popularity of this piece, please note the following, in regards to sharing and distribution. I hate that I have to say this, but I thank you for your understanding.

  • I retain the sole rights to the piece, and it cannot be re-printed or re-posted in its entirety, without my express permission.
  • You are most welcome to share the link to the original piece in whatever form you choose, to whatever population you choose.
  • Bloggers and websites are welcome to share an excerpt (up to 200 words), with a link back to the original post.
  • If you wish to re-post the piece in its entirety, on any website or network, please contact me to ask for my permission to do so.
  • If you wish to translate the piece in its entirety, for any purposes, please contact me for my permission to do so.
  • If you wish to include the piece in any print publication, including newsletters or newspapers, please contact me for my permission to do so.

 

Note: comments on this post are heavily moderated. I am delighted to host productive, respectful conversation, but am not comfortable being the venue for attacks on teachers, parents, children or “the system”. I wrote this post as a call to compassion and understanding; comments that are not aligned with that purpose will not be approved. Thank you for your understanding. 

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Near or far, close or together

I’m not sure if I have shared this here before, but my office at school is the last stop before our grade one students go out the door to recess, and the first stop when they come back in.

This geography suits me fine, as it means they stop in for hugs and chats on their way in and out, and I get to keep track of them, see their smiles and rosy cheeks, zip their coats, nag them about mittens. They know that as long as I am in my office, they are welcome any time. They are not afraid to knock and peek in the window, even if I am in a meeting. Even if the meeting is with our Head of School. Who can get mad at being interrupted by a six-year-old who scoots in, throws his arms around my neck, and then skips out again?

Today, one of my little boys from last year came in, as he always does, for a hug, a smile, a quick cuddle to remind him that cuddles are still available, even to big boys in grade one. After our usual squeeze, he took a minute to look around my office, and noticed a photo on my bulletin board: a picture of my last class at my previous school. 12 grade ones, neat and tidy in grey and burgundy uniforms. This kiddo (we’ll call him B) was curious:

B: Mme, who’s those kids?

Me: They were my class at another school.

B: You worked at another school?

Me: Yes, before I came here, I taught grade one at another school.

B: Why did  you leave?

Me: Because I knew this school was a very special place, and I really wanted to come here.

B: You put the picture up to remember them?

Me: Yes

B: You will always love them, won’t you?

Me: Yes, I will.

B: And you will always love us. Forever.

And off he went.

Yes, B. I will always love them.

And I will always love you.

That’s how a teacher’s heart works.

Forever.

Teacher heart

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Ask Miss Night: Transgendered Kindergarten Student

Hello friends!

I know it has been a long time since I wrote an Ask Miss Night column, and today’s post actually came to me “through the grapevine,” and is a little sensitive.

Through a dear #kinderchat friend, I have been in touch with a parent of a kindergarten aged child who is biologically a girl, but who identifies as a boy. Obviously, this is a difficult path for both Mom and child, and they have experienced some pretty significant rejection by other family members, friends, and their church community. Mom is looking for any resources, articles, links, support communities, books, to help her and her child feel less isolated and alienated as they negotiate this reality. She needs support for herself and her child, as well as resources to help the rest of her family, school, and community understand what it means to be trans-gendered.

If you ask me, she is a brave, strong, amazing mother, who would also benefit from hearing some supportive messages from educators and parents. ANY resources, contacts, suggestions you have would be most welcome, as this is outside of my area of expertise, and I don’t have any direct experience with young children who are transgendered.

I want to be clear that I am not looking for (and will promptly delete) any debate about the morality/legitimacy of transgendered children.  I’d like us all to be able to deepen our understanding, while helping this mom and her child feel less alone. Please share any links and resources in the comments. If you’d like to pass something on directly to this mom, in a more confidential way, feel free to e-mail me, and I will pass on your stories and comments, back through the grapevine, to this Mom.

I know that the biggest, wisest, most generous, most open hearts on the whole internet are readers of this blog, and I KNOW we can give this mom and her child a safe harbour.

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